« La loi sur la transparence, vôtée en 2000 : les dix principaux dirigeants doivent informer les dirigeants à partir de 2001, du montant de leurs rémunérations, stock options comprises. Mais peut-être reviendront-ils sur cette disposition. »
La corporate governance.
Cette exigence procède « d’un voyeurisme malsain »
« Un moment il avait même été envisagé de rendre obligatoire la publication des dix premiers salaires de toutes les entreprises de France, y compris celles qui ne sont pas cotées ! L’artisan du coin soumis à la même règle qu’une multinationale ! Joli spectacle : Big Brother dans les tiroirs caisse ! »
Pourquoi l’étiquette de « dirigeant » vaudrait-elle à ceux-ci un traitement auquel aucun autre citoyen n’est soumis ? Pourquoi ne pas l’imposer aussi aux sportifs, aux acteurs, ou aux vedettes de la télévision, qui, bien, souvent, gagnent des sommes encore plus importantes. »
« Lors d’un déjeuner à Matignon, en avril dernier, alors que la loi était en discussion, j’ai tenté, avec ces arguments, de convaincre le Premier ministre de limiter cette obligation de transparence aux mandataires sociaux, c’est-à-dire à ceux dont les conditions de rémunération sont fixés par les conseils d’administration et qui, en toute logique, ont des comptes à rende aux actionnaires. « Puisqu’il vous faut des boucs émissaires, nous acceptons le rôle, ai-je dit à Lionel Jospin, mais au moins épargnez nos collaborateurs. » La remarque a eu l’air d’amuser le premier ministre qui m’a répondu : « Monsieur le Président, ce sens du sacrifice sera porté à votre crédit. » Mais elle ne l’a apparemment pas fait changer d’avis. »
No Comments Yet