« Je n’ai jamais été un enfant de chœur, et je ne me fais pas d’illusion sur la nature humaine, mais, avant cette affaire, jamais je n’aurais pensé que certains soient capables d’aller si loin pour assouvir leurs ambitions. » (…) J’ai vite compris qu’il était près à tout pour me barrer la route. »

« Il m’est arrivé d’avoir peur pour moi, mais surtout pour ma famille, au point de me demander si cela en valait vraiment la peine. »

« Quelques temps après l’article du monde, j’ai découvert qu’à l’origine de cette affaire, il y avait une personne très proche du comploteur habituel. J’ai eu aussi la preuve qu’il commanditait l’espionnage systématique dont j’étais la victime. La manœuvre était claire : on montait un dossier, on le balançait à la presse et, de toute façon, il resterait assez de soupçons pour que les administrateurs de la Générale des eaux hésitent à me nommer président. J’avais tenu Guy Dejouany régulièrement informé de la situation. Au début il me trouvait un peu paranoïaque. Mais le jour où il a eu suffisamment de preuves de la déloyauté de ce collaborateur perverti, il lui a signifié lui-même son renvoi.  La scène s’est déroulée en février 1996 dans la salle du conseil d’administration. Elle a duré moins de cinq minutes et j’étais présent. »


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