« La mentalité[1] de la deuxième chance existe dans ce pays, je l’ai vécue. »
« Après plus de deux ans d’investigations judiciaires, les décisions de justice intervenues à ce jour ont reconnu que les comptes de VU étaient sincères et justes. Et que ses dirigeants étaient honnêtes. Au moins, ça, c’est un acquis. »
, j’ai découvert les vertus de la patience, qui ne constituaient pas jusqu’à présent le trait dominant de mon caractère » , confie-t-il.
« l’homme à la réputation de dealmaker hors pair »
« S’il est revenu à ses anciennes amours – la banque d’affaires -, c’est, selon ses dires, par choix et non par défaut. Il affirme avoir décliné trois propositions de présidence, dont deux dans les médias. Mais aucune en France. »
Son retour aux affaires a été pour le moins pénible. « Il fallait le voir, esseulé au milieu des VIP qui détournaient leurs regards à la sortie de l’enterrement de Jean-Luc Lagardère, en mars 2003 » , raconte un grand patron français. Rares sont encore aujourd’hui les PDG qui, comme Gérard Philippot, osent résister aux pressions d’un establishment qui le traite toujours en pestiféré : « Je l’ai rencontré il y a moins d’un an et je suis très content de l’avoir choisi comme conseil , raconte le patron d’Unilog. Messier est un remarquable professionnel et lui – à la différence de nombre de ses concurrents – s’occupe vraiment de ses clients. »
Limité dans sa liberté de mouvement par la justice française, privé pour dix ans de tout siège d’administrateur par la SEC, l’autorité boursière américaine, et snobé par les ténors du business français, Jean-Marie Messier, qui cherchait un associé, ne présentait pas, fin 2003, le CV du partenaire idéal en affaires. Sauf pour la téméraire banquière Fatine Layt, qui n’a pas hésité à plonger. « Je l’ai rencontré par une connaissance commune. Depuis, nous travaillons en duo et cela fonctionne à merveille » , raconte Fatine Layt, l’autre partenaire de… Messier Partners. Si le vent lui est plus favorable aujourd’hui, il n’oublie pas les vaches maigres des débuts. « Heureusement, certains se sont souvenus qu’il leur avait fait gagner beaucoup d’argent » , souligne Philippe Villin, concurrent direct de Messier Partners.
Il avait expliqué en juin 2004 aux juges qu’il ne pouvait pas payer sa caution de 1,3 million d’euros. S’il est toujours en quasi-faillite personnelle, il mène néanmoins grand train dans l’une des villes les plus chères du monde. Il loue un appartement dans le très chic quartier de l’Upper East Side, à quelques blocs de la maison (loyer mensuel au minimum de 10 000 dollars) occupée par Antoinette et trois de ses cinq enfants. Et son patrimoine parisien profite de la flambée de l’immobilier. Même s’il n’est pas encore sorti de la nasse judiciaire, il a su profiter de ces trois années pour redresser la barre sur le plan professionnel. Une vraie question demeure : Jean-Marie Messier a-t-il vraiment changé comme il l’affirme ? La séduction est intacte. La sincérité toujours calée sur les sujétions de l’instant.
[1] Jean-Marie Messier, président de Messier Partners, Challenge, le 20 octobre 2005.
avril 18, 2007 at 11:33
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mai 30, 2007 at 1:24
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juin 7, 2007 at 5:19
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